De l’écriture à la photo au vélo et back …
Mes rêves ont grandi avec mes actions, et ces dernières années, mes désirs et mes gestes m’ont conduite à la poursuite de grands espaces, d’ultras, de café et d’endurance…
Parfois, on ne voit pas les ponts que l’on crée entre nos pratiques, pourtant il suffit de les observer, de prendre le recul nécessaire pour voir que tout s’assemble et que tout prend du sens.
Kodak Chamera - 2026
Aussi loin que je m’en souvienne, la passion pour l’écriture est de celles qui ne m’a jamais quittée : de mes premiers carnets à des projets d’écriture plus ambitieux, jusqu’à en faire mon premier job freelance dans le copywriting. Il y a cette sensation indélébile, cette satisfaction d’avoir couché ses pensées sur le papier. D’avoir produit un texte, plus ou moins construit, mais qui sert de langage pour transmettre. Le texte, c’est ce qui m’a donné le goût du temps long, de la constance, de l’apprentissage.
Et c’est sûrement parce que j’ai écrit, et que j’ai lu, que j’ai découvert mes premiers récits d’exploration et d’aventure. Qui étaient ces gens qui s’affranchissaient des règles de bienséance et partaient en quête d’inconnu ? Comment pouvaient-ils faire ce qu’on nous apprenait à ne pas faire ? Quel était cet esprit rebelle qui se cachait ?
Parmi eux, un récit m’a particulièrement marquée : il s’agissait d’une exploratrice, je ne me souviens plus de son nom. J’ai essayé de retrouver ce livre, mais en vain. Son histoire, pourtant, est toujours imprégnée dans mon cerveau. Traverser l’Alaska à vélo. Une traversée pure, libre, rebelle, avec ses aléas. Cette histoire m’a fascinée. Elle m’a donné le goût de l’endurance. Elle a réveillé ma liberté.
Car c’est de cela qu’il s’agit, entre écriture, photo et vélo : de la liberté.
Avant de prendre mon vélo, j’ai pris ma caméra. Un schéma logique que je sais expliquer aujourd’hui. La caméra me semblait l’outil le plus simple pour créer cet espace de rébellion. Avec elle, je pouvais tout justifier : « Je pars pour un tournage, j’ai un projet à réaliser, je vais documenter ma traversée… »
Aujourd’hui encore, ma caméra est mon allié le plus fidèle. Mais plus pour me justifier : pour nourrir ma curiosité et mon envie de documenter ce que j’ai rencontré en chemin. L’endurance, cette capacité à tenir, à s’adapter. Ce qui te fait rester, même quand cela ne va plus. Ce qu’on appelle aussi le dépassement de soi.
Après des années à écrire, photographier et pédaler, j’observe combien cette combinaison est puissante, révélatrice… et libératrice.
Écrire des récits, documenter avec des photos, pédaler sans s’arrêter.
« Construire des ponts entre nos pratiques, c’est grandir en force et en humanité. Car l’empathie, ce fil qui tisse nos actions, offre aux rebelles leur liberté. »
27/05/2026